🎓 Éducation : protéger, transmettre et préparer l'avenir de nos enfants à l'étranger
Demande faite le 2 oct 2026 🟠Engagement de campagne — Élections des conseillers des Français de l'étranger, 30 mai 2026 Pour un enseignement français à l’étranger plus accessible, protecteur et adapté aux réalités de demain PROPOSITION : 03/10/2026
En ma qualité de Conseillère des Français de l’étranger pour le Paraguay, cette contribution s’appuie sur les réalités observées au Paraguay et sur les échanges avec les familles françaises et francophones.
Le réseau de l’enseignement français à l’étranger doit aujourd’hui relever un double défi : préserver sa mission de service éducatif auprès des familles françaises tout en continuant à contribuer au rayonnement de la France auprès des populations locales et internationales.
Au Paraguay, cette double vocation est particulièrement visible : environ 15 % des élèves du Lycée français international Marcel-Pagnol d’Asunción sont français, contre 85 % de nationalité paraguayenne ou étrangère. Cette diversité constitue une richesse, mais elle doit s’accompagner d’une attention particulière aux besoins des familles françaises.
1. Rendre l’enseignement français plus accessible financièrement
La hausse des frais de scolarité peut conduire certaines familles françaises, notamment celles qui dépassent les critères des bourses mais disposent de ressources limitées, à renoncer à l’enseignement français.
La contribution propose notamment :
* d’améliorer la prise en compte de la situation économique des familles françaises ;
* de mieux adapter les bourses aux réalités locales ;
* de prévoir des mécanismes de prévisibilité et de protection contre les fortes augmentations des frais de scolarité ;
* d’accompagner spécifiquement les familles françaises nouvellement installées ;
* d’étudier, dans le respect du droit applicable, les possibilités de contribution différenciée pour certaines familles étrangères disposant de capacités financières importantes.
L’objectif est de préserver la diversité internationale du réseau sans que son développement ne se fasse au détriment de l’accessibilité pour les familles françaises.
2. Préserver la qualité pédagogique et les personnels
Les difficultés financières de l’AEFE et les tensions récemment exprimées au Lycée Marcel-Pagnol montrent la nécessité de rechercher un modèle durable.
La priorité doit être de préserver :
* la qualité de l’enseignement ;
* la stabilité des équipes ;
* les conditions de travail des personnels ;
* et la continuité pédagogique,
tout en évitant que les ajustements financiers soient systématiquement répercutés sur les familles.
3. Renforcer l’information et le dialogue avec les familles
L’accessibilité ne se limite pas au coût : elle concerne également l’accès à une information compréhensible.
Dans un établissement où la majorité des élèves sont paraguayens ou étrangers, certaines familles ne maîtrisent pas suffisamment le français. Il est donc proposé de renforcer l’information multilingue concernant les programmes, leurs objectifs, leurs contenus et leurs modalités d’application.
Une attention particulière est portée à l’EVAR/EVARS. La proposition consiste à renforcer l’information préalable des parents et à étudier la possibilité d’un consentement parental explicite et préalable pour certaines séquences ou interventions susceptibles de susciter des interrogations particulières, dans un cadre défini au niveau national et adapté à l’enseignement français à l’étranger.
L’objectif est de renforcer la transparence, le dialogue et la confiance, sans remettre en cause le programme national.
4. Faire davantage de prévention et de protection des enfants
La contribution propose la création de deux journées annuelles d’information et de prévention, organisées avec des professionnels, associations ou intervenants qualifiés, sans créer nécessairement de charge financière supplémentaire pour les établissements.
Ces journées pourraient porter notamment sur :
* les drogues et les conduites à risque ;
* le narcotrafic et ses conséquences ;
* le cyberharcèlement ;
* les réseaux sociaux ;
* la protection des données personnelles ;
* les usages responsables du numérique ;
* les risques liés à l’exposition des mineurs aux contenus en ligne.
La santé numérique et la protection des enfants en ligne doivent désormais être considérées comme une composante à part entière de la protection de l’enfant.
5. Garantir une continuité éducative pour les familles éloignées
Le réseau français ne peut pas se limiter aux établissements physiques.
Pour les familles vivant loin d’Asunción ou dans des régions où aucune solution française directe n’existe, il est proposé de mieux articuler AEFE, CNED, FLAM, sections bilingues et autres dispositifs de coopération éducative.
La création d’un interlocuteur clairement identifié pour les familles géographiquement éloignées permettrait de les orienter, de suivre leurs demandes et de garantir qu’une réponse leur soit effectivement apportée.
Aucune famille française ne devrait se retrouver sans solution faute de savoir à qui s’adresser.
6. Mieux valoriser les compétences locales
Face aux contraintes budgétaires, une analyse objective du coût global des différents statuts de personnels pourrait être conduite selon les pays.
Sans remettre en cause le rôle essentiel des personnels détachés, il pourrait être pertinent de développer davantage la formation, la certification et la professionnalisation des compétences locales, notamment parmi les Français établis sur place, les francophones qualifiés et les anciens élèves du réseau.
L’objectif serait de conjuguer qualité pédagogique, maîtrise des coûts et adaptation aux réalités locales.
7. Faire du Paraguay un territoire d’expérimentation
Compte tenu de ses caractéristiques — diversité de la population scolaire, communauté française, distances géographiques et contexte local — le Paraguay pourrait être associé à certaines expérimentations portant notamment sur :
* l’accessibilité et la prévisibilité des frais de scolarité ;
* l’accompagnement des familles françaises nouvellement installées ;
* la continuité éducative hors des établissements ;
* l’information multilingue ;
* la prévention des conduites à risque ;
* la santé numérique et la protection des mineurs ;
* l’accompagnement des familles éloignées ;
* la formation et la professionnalisation des compétences locales.
Ces dispositifs pourraient être évalués et, lorsqu’ils donnent satisfaction, adaptés à d’autres établissements et à d’autres pays.
Une ambition pour les vingt prochaines années
L’enseignement français à l’étranger doit rester à la fois un service pour les familles françaises, un outil éducatif et un instrument de rayonnement de la France.
Son avenir doit être construit autour de quelques priorités essentielles : accessibilité financière, qualité pédagogique, continuité éducative, protection des enfants, information transparente, dialogue avec les familles et adaptation aux réalités locales.
Le Paraguay souhaite ainsi contribuer à cette réflexion et participer, lorsque cela est pertinent, aux évolutions et expérimentations permettant de construire un réseau plus accessible, plus lisible, plus protecteur et durable.
Derrière les établissements, les budgets et les dispositifs, il y a avant tout des enfants et des familles qui font confiance à la France. Ils doivent rester au cœur de l’ambition de l’enseignement français à l’étranger.
Le réseau de l’enseignement français à l’étranger doit aujourd’hui relever un double défi : préserver sa mission de service éducatif auprès des familles françaises tout en continuant à contribuer au rayonnement de la France auprès des populations locales et internationales.
Au Paraguay, cette double vocation est particulièrement visible : environ 15 % des élèves du Lycée français international Marcel-Pagnol d’Asunción sont français, contre 85 % de nationalité paraguayenne ou étrangère. Cette diversité constitue une richesse, mais elle doit s’accompagner d’une attention particulière aux besoins des familles françaises.
1. Rendre l’enseignement français plus accessible financièrement
La hausse des frais de scolarité peut conduire certaines familles françaises, notamment celles qui dépassent les critères des bourses mais disposent de ressources limitées, à renoncer à l’enseignement français.
La contribution propose notamment :
* d’améliorer la prise en compte de la situation économique des familles françaises ;
* de mieux adapter les bourses aux réalités locales ;
* de prévoir des mécanismes de prévisibilité et de protection contre les fortes augmentations des frais de scolarité ;
* d’accompagner spécifiquement les familles françaises nouvellement installées ;
* d’étudier, dans le respect du droit applicable, les possibilités de contribution différenciée pour certaines familles étrangères disposant de capacités financières importantes.
L’objectif est de préserver la diversité internationale du réseau sans que son développement ne se fasse au détriment de l’accessibilité pour les familles françaises.
2. Préserver la qualité pédagogique et les personnels
Les difficultés financières de l’AEFE et les tensions récemment exprimées au Lycée Marcel-Pagnol montrent la nécessité de rechercher un modèle durable.
La priorité doit être de préserver :
* la qualité de l’enseignement ;
* la stabilité des équipes ;
* les conditions de travail des personnels ;
* et la continuité pédagogique,
tout en évitant que les ajustements financiers soient systématiquement répercutés sur les familles.
3. Renforcer l’information et le dialogue avec les familles
L’accessibilité ne se limite pas au coût : elle concerne également l’accès à une information compréhensible.
Dans un établissement où la majorité des élèves sont paraguayens ou étrangers, certaines familles ne maîtrisent pas suffisamment le français. Il est donc proposé de renforcer l’information multilingue concernant les programmes, leurs objectifs, leurs contenus et leurs modalités d’application.
Une attention particulière est portée à l’EVAR/EVARS. La proposition consiste à renforcer l’information préalable des parents et à étudier la possibilité d’un consentement parental explicite et préalable pour certaines séquences ou interventions susceptibles de susciter des interrogations particulières, dans un cadre défini au niveau national et adapté à l’enseignement français à l’étranger.
L’objectif est de renforcer la transparence, le dialogue et la confiance, sans remettre en cause le programme national.
4. Faire davantage de prévention et de protection des enfants
La contribution propose la création de deux journées annuelles d’information et de prévention, organisées avec des professionnels, associations ou intervenants qualifiés, sans créer nécessairement de charge financière supplémentaire pour les établissements.
Ces journées pourraient porter notamment sur :
* les drogues et les conduites à risque ;
* le narcotrafic et ses conséquences ;
* le cyberharcèlement ;
* les réseaux sociaux ;
* la protection des données personnelles ;
* les usages responsables du numérique ;
* les risques liés à l’exposition des mineurs aux contenus en ligne.
La santé numérique et la protection des enfants en ligne doivent désormais être considérées comme une composante à part entière de la protection de l’enfant.
5. Garantir une continuité éducative pour les familles éloignées
Le réseau français ne peut pas se limiter aux établissements physiques.
Pour les familles vivant loin d’Asunción ou dans des régions où aucune solution française directe n’existe, il est proposé de mieux articuler AEFE, CNED, FLAM, sections bilingues et autres dispositifs de coopération éducative.
La création d’un interlocuteur clairement identifié pour les familles géographiquement éloignées permettrait de les orienter, de suivre leurs demandes et de garantir qu’une réponse leur soit effectivement apportée.
Aucune famille française ne devrait se retrouver sans solution faute de savoir à qui s’adresser.
6. Mieux valoriser les compétences locales
Face aux contraintes budgétaires, une analyse objective du coût global des différents statuts de personnels pourrait être conduite selon les pays.
Sans remettre en cause le rôle essentiel des personnels détachés, il pourrait être pertinent de développer davantage la formation, la certification et la professionnalisation des compétences locales, notamment parmi les Français établis sur place, les francophones qualifiés et les anciens élèves du réseau.
L’objectif serait de conjuguer qualité pédagogique, maîtrise des coûts et adaptation aux réalités locales.
7. Faire du Paraguay un territoire d’expérimentation
Compte tenu de ses caractéristiques — diversité de la population scolaire, communauté française, distances géographiques et contexte local — le Paraguay pourrait être associé à certaines expérimentations portant notamment sur :
* l’accessibilité et la prévisibilité des frais de scolarité ;
* l’accompagnement des familles françaises nouvellement installées ;
* la continuité éducative hors des établissements ;
* l’information multilingue ;
* la prévention des conduites à risque ;
* la santé numérique et la protection des mineurs ;
* l’accompagnement des familles éloignées ;
* la formation et la professionnalisation des compétences locales.
Ces dispositifs pourraient être évalués et, lorsqu’ils donnent satisfaction, adaptés à d’autres établissements et à d’autres pays.
Une ambition pour les vingt prochaines années
L’enseignement français à l’étranger doit rester à la fois un service pour les familles françaises, un outil éducatif et un instrument de rayonnement de la France.
Son avenir doit être construit autour de quelques priorités essentielles : accessibilité financière, qualité pédagogique, continuité éducative, protection des enfants, information transparente, dialogue avec les familles et adaptation aux réalités locales.
Le Paraguay souhaite ainsi contribuer à cette réflexion et participer, lorsque cela est pertinent, aux évolutions et expérimentations permettant de construire un réseau plus accessible, plus lisible, plus protecteur et durable.
Derrière les établissements, les budgets et les dispositifs, il y a avant tout des enfants et des familles qui font confiance à la France. Ils doivent rester au cœur de l’ambition de l’enseignement français à l’étranger.